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la prise en charge sociale des personnes
atteintes d'hépatite
Si la prise en charge sociale auprès des personnes atteintes
d'hépatites ne se définit pas spécifiquement
en tant que telle, puisqu'elle repose sur des modalités
d'interventions propres au travail social, elle n'échappe
pas pour autant à un certain nombre de préalables
prenant en considération les conséquences psychosociales
de la maladie sur les personnes, notamment celles liées
aux effets des traitements.
La prise
en charge sociale ne peut pas être dissociée des
notions d'accompagnement et d'évaluation
Il s'agit :
- d'une informations sur
les droits (AAH, FNS..), rendue difficile compte-tenu de la
complexité des dispositifs (Co.T.O.Re.P, Invalidité,
catégories..) et de la diversité des missions
des travailleurs sociaux. Ces même travailleurs sociaux
reçoivent dans les lieux administratifs, la plupart du
temps, alors que des contacts et entretiens plus proches des
personnes faciliteraient les premiers contacts.
- d'une aide aux personnes
pour qu'elles fassent leurs choix, qu'elles construisent des
projets, d'un arbitrage éventuel des actes à poser,
tout en tenant compte du singulier des rythmes et limites de
chacun.
L'accompagnement doit aussi conduire le travailleur social
à apporter des réponses dans le registre du psycho-social
(savoir être/savoir faire).
Enfin il ne se limite pas à l'aide financière,
l'accompagnement concerne également la phase d'écoute
et d'accueil, étapes préalables et fondamentales
pour construire la relation d'aide à la personne.
Dans sa phase plus finalisée, l'accompagnement social
peut aboutir ou revêtir la forme d'une évaluation
sociale, concertée avec les personnes, en vue de faire
le point ou d'accompagner une démarche.
Les
personnes rencontrent des difficultés à aller
vers les services sociaux
Force est en effet de constater, regretter, que " ce sont
ceux qui en ont le plus besoin qui ont du mal à aller
vers les travailleurs sociaux ".
Il faut donc trouver les relais pour passer le message, et
en ce sens ne pas négliger la fonction de" médiateur
" des associations.
Il faut également tenir compte des conséquences
de l'hépatite qui font que la personne est fatiguée
pour faire les démarches et les vit comme un acte qui
demande un effort supplémentaire.
L'intérêt
d'un travail en réseau en découle, pour :
- accueillir les personnes, cette fonction dépend
de la qualité de l'accueil et des liens créés
avec l'extérieur,
- passer le relais sans parcelliser les prises en charge
(attention à la " passation de dossiers "),
- clarifier les missions et formaliser des protocoles de
travail en réseau.
Enfin
parler et communiquer sur l'accompagnement social amène
à débattre sur le fond des questions autour du
secret professionnel, de la notion d'assistanat, tout en tenant
compte de l'évolution du travail social.
Pour toute information complémentaire sur les missions
des services sociaux, n'hésitez pas à nous contacter
au C.Li.Co.S.S.H
Comité
de Liaison et de Coordination des Services Sociaux de l'Hérault
- C.Li.CO.S.S.H
Article écrit suite à une contribution à
la journée sur les hépatites à Béziers
- 16 oct. 2001
Contact : Roselyne Leplant,
85 avenue d'Assas 34 000 Montpellier
Tel : 04 67 04 29 09
fax : 04 67 04 87 10
E-mail : clicoss-herault@wanadoo.fr
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